Lavage cGMP automatique

  Le lavage pharmaceutique GMP est un procĂ©dĂ© validable et rĂ©pĂ©table visant Ă  nettoyer une charge en la dĂ©contaminant via un Ă©quipement process de lavage.

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Assurance propreté​


Analyse de la souillure et des contaminants avant conception et définition du besoin

Cette partie a pour but de mettre en exergue un grand nombre de points à aborder pour pouvoir définir au mieux le process de lavage à mettre en œuvre. En premier lieu, il est nécessaire de connaître précisément les données d’entrées, en clair connaître ce qui nécessite l’utilisation du procédé de lavage.

La souillure est-elle ?

  • Connue, maĂ®trisĂ©e (chimiquement, dimension, source, vecteur…)
  • RĂ©gulière ou alĂ©atoire (quelle frĂ©quence d’apparition et cinĂ©tique ?)
  • Souillures multiples ou simple contaminant
  • Chimique, organique ou les deux
  • Soluble dans l’eau, les acides, les bases
  • Sèche ou aqueuse
  • En quantitĂ© uniformĂ©ment distribuĂ©e ou en couches minces sur les surfaces (problème : angles et prĂ©-nettoyage)
  • DegrĂ© d’adhĂ©rence engendrĂ©e par un Ă©ventuel traitement prĂ©alable : du dĂ©pĂ´t Ă  l’incrustation, en aĂ©rosol, RĂ©action (matĂ©riels de laboratoire), Cuisson (verrerie)…

Vient ensuite la définition des données de sorties

Déterminer et formuler par écrit, dès la conception, l’objectif de propreté c’est-à-dire :

  • Le rĂ©sultat quantifiable AVEC ses critères d’acceptation (plages opĂ©rationnelles, d’alarmes et d’arrĂŞts)
  • Le Niveau d’Assurance de PropretĂ© (NAP) probable et non les moyens

Enfin la définition du besoin et du procédé

Est-ce réduire ou éliminer tout ou partie :

  • De la contamination particulaire ? (Laquelle – Taille – Seuil…)
  • De la contamination microbiologique ? (dĂ©sinfection jusqu’à stĂ©rilisation – Endotoxines)
  • Du risque de contamination croisĂ©e ?

A-t-on besoin des mĂŞmes seuils pour tous les articles ?

RĂ©fĂ©rentiels, opĂ©rateurs, produits. Quelle classe aĂ©raulique en sortie  ?

  • pas de trace visible Ă  l’œil ou au dĂ©tecteur spĂ©cifique
  • < 1 particule/1 µm
  • < 2 particules/2.5-20 µm
  • aucune particule/25 µm

Les objectifs sont-ils :

  • Techniquement rĂ©alistes ?
  • Qualitativement quantifiables ?
  • Économiquement rentables ?
  • Et cohĂ©rents selon le risque/la criticitĂ© ? (IC=GPxFPxND)

Ce n’est seulement qu’après avoir abordé ces différentes interrogations, que l’on va pouvoir se pencher sur les moyens et leurs paramètres propres.

Tout investissement dans la connaissance et l’analyse paramétrée en amont (QbD) demeure une source d’économie latente en productivité et qualité au regard des risques envisagés pour la maîtrise du procédé.

Méthode de lavage cGMP


Efficience & efficacité du lavage cGMP

L’efficience d’un lavage cGMP rĂ©sulte des actions chimiques du produit utilisĂ©, rompant les liens entre la charge support et sa souillure, et mĂ©caniques, le rinçage Ă©vacuant les salissures.

L’efficacitĂ© de chacune des actions est proportionnelle Ă  la durĂ©e d’exposition au traitement, mais elles sont inversement proportionnelles entre elles : plus l’action chimique est intense, moins puissante sera l’action mĂ©canique pour un mĂŞme seuil d’assurance de propretĂ© et rĂ©ciproquement.

  • Action chimique : mouillage, trempage, immersion, aspersion, pulvĂ©risation, dissolution…
  • Action mĂ©canique : essuyage, brossage, friction, soufflage, aspiration, projection…

Le lavage cGMP est une opération essentielle dans le cycle de fabrication des principes actifs et des produits pharmaceutiques. Tout procédé évolue entre un niveau d’assurance de propreté et un niveau d’acceptation de contaminants.

 Aussi les recommandations voire obligations lĂ©gales des BPF ou GMP, notamment au regard des qualitĂ©s minimales des eaux utilisables dans les procĂ©dĂ©s, encadrant strictement les opĂ©rations de nettoyage doivent ĂŞtre comprises et intĂ©grĂ©es dans la conception pour choisir les techniques et les matĂ©riels adaptĂ©s.

Optimisation du lavage cGMP

L’optimisation des actions chimiques et mĂ©caniques sera obtenue grâce au savoir faire et au travail sur les paramètres fondamentaux tels que concentration, tempĂ©rature, dĂ©bit, temps et reproductibilitĂ©.

Le choix d’un moyen de lavage devra s’effectuer en fonction des données d’entrée (description détaillée des souillures) et des données de sorties (exigences requises, résultats quantifiables…). Par rapport à ces données, il faudra se pencher sur le moyen approprié et aller vers une optimisation des paramètres d’efficacité.

Tout d’abord concernant les technologies : laveur pharmaceutique Haute et Basse Pressions MĂ©caniquement, le frottement est influencĂ© par la pression, l’angle d’attaque et le rapport d’abrasion aux interfaces.

Plus la pression sera forte, moins le débit sera important (pour des raisons économiques).
Plus le débit sera important, moins la pression sera forte (plus traditionnelle).

Aujourd’hui 80 % des processus de l’industrie sont en basse pression mais durant les dernières annĂ©es la proportion en haute pression n’a cessĂ© d’augmenter.

Au niveau des procédures de production et routines : Procédures manuelles et programmes automatiques (nombre – durée – séquences des phases successives….)
Au niveau de la conception des équipements : Laveurs pharmaceutiques soit statiques soit mobile pour le Nettoyage En Place (NEP=CIP) Cleaning In Place
Au niveau de la qualité des moyens mis en œuvre : Finitions assurant la reproductibilité (géométrie, assemblage, étanchéité) ou encore l’inclinaison, bras morts…
Ceci permettant ainsi de choisir le matériel le plus adapté…

Nos modules de formation dĂ©diĂ©s très pragmatiques, permettent d’apprĂ©hender avec sĂ©rĂ©nitĂ© les problĂ©matiques du lavage et sĂ©chage depuis la conception jusqu’aux qualifications.

Les normes du lavage GMP

Retrouvez les normes AFNOR et Européennes du lavage GMP en lien avec les activités de STERIGENE.

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